Suite à l’article de la semaine dernière, j’ai reçu plusieurs sollicitations, encouragements et demandes par mails. Je vous en remercie chaleureusement, cela m’incite à poursuivre et me fait chaud au cœur.

Parmi tous ces témoignages, figure celui-ci :

« Que te dire, sinon, que comme d’habitude tu tapes dans le mille ».

Je te retrouve à 100% dans ton développement, fin, incisif, donnant l’envie d’évoluer pour se sentir mieux et avancer dans la vie.

Il me semble juste que tu as, volontairement, ou non, oublié la catégorie qui dit qu’elle se sent nulle, parce que la société lui a inculqué cet idiome (pas de diplôme : vous êtes nul, pas de travail : vous êtes nul, et je ne parle pas de la ROLEX à 50 ans (lol) : cette catégorie de personne se maltraite en permanence tout en étant dans un état de révolte constante : la discussion ferme très vite car elle se braque. Elle est en manque total de confiance et en même temps très sûre, elle annonce les points négatifs : exemple d’entretien professionnel : entrée en matière, je vous préviens si vous cherchez des diplômés ce n’est même pas la peine de continuer !! Ces personnes sont très résistantes à voir ce qu’il y a de positifs en eux.

Un petit mode d’emploi serait le bienvenue, avec une réponse à : À quoi bon? »

Alors voici un petit mode d’emploi :

Utilisez les niveaux logiques

Le philosophe Alfred North Whitehead et le mathématicien Bertrand Arthur William Russell ont développé un outil de logique repris et formalisé plus tard par Robert Dills sous le nom de : « niveaux logiques ».

Ce modèle comprend six niveaux d’informations permettant de mieux comprendre :

Spirituel

« Qui d’autre ? »

C’est le niveau d’appartenance et qui répond à la question : « À quel monde je me sens appartenir ? »

Identité

« Qui ? »

C’est le niveau qui identifie une métaphore illustrant l’identité et la mission du sujet

C’est aussi le niveau de l’Être

Croyances et valeurs

« Pourquoi ? »

C’est le niveau des croyances et des valeurs sur soi, sur les autres ou sur la vie.

Capacités

« Comment ? »

C’est le niveau des compétences et de l’organisation.

Comportement

« Quoi ? »

C’est le niveau des actions qui sont réalisées ou non.

C’est aussi le niveau de l’AVOIR

Environnement

« Où et quand ? »

C’est le niveau du contexte dans lequel le sujet évolue.

Pourquoi parler ici de niveaux logiques ? Simplement parce que les affirmations : « Vous n’avez pas de diplôme : vous êtes nul » ou « vous n’avez pas de travail : vous êtes nul » est une erreur en terme de logique.

Je m’explique : Ne pas avoir de diplôme signifie en terme de niveau logique un manque de compétence ou une non reconnaissance des compétences acquises (le cas d’une personne ayant effectué des études sans validation du titre ou du diplôme correspondant). C’est donc le niveau des comportements.

Il en est de même pour l’affirmation : « vous n’avez pas de travail : vous êtes nul ». Ne pas AVOIR de travail signifie soit un manque en terme de compétences, soit une difficulté à faire reconnaître ses compétences, soit une pénurie en terme de recherche de ces compétences particulières. Cela n’as rien avoir avec la question de l’identité qui se trouve trois niveaux logiques plus haut dans l’échelle de Dills.

Avoir n’est donc jamais égal à Être

Les praticiens de la PNL (Programmation Neuro-linguistiques) affirment qu’une confusion de niveau logique est un virus de pensée. Autrement dit que les confusions de niveau logique sont génératrices de malaise, de mal-être, etc.

La réponse à la question « À quoi bon ? » vient plus facilement une fois cette erreur de logique démontée. Je suis nul est une affirmation qui repose sur une mauvaise compréhension de soi. On est largement plus que la somme de nos compétences et de nos comportements.

Il est souvent difficile de convaincre une personne enfermée dans une attitude mentale négative, de vouloir en sortir. Bien souvent, il y a des bénéfices cachés à rester dans l’autocritique, la dévalorisation ou la plainte.

Il n’est pas toujours dramatique de ne pas avoir de diplômes. Mais si vous voulez bien vous en donner la peine, avec un peu de travail et de persévérance il est souvent possible de valider ceux dont vous avez besoin, même à l’âge adulte. La condition est d’arrêter de mélanger les comportements avec les compétences et l’identité.

Pierre COCHETEUX, partenaire de votre bien-être au travail.