J’entends souvent des personnes, parfois même des professionnels de la santé ou du bien-être, dire que tel ou tel problème est d’origine psychosomatique, comme si cela n’avait pas de réelle valeur.

Cette dichotomie entre le corps et l’esprit est le résultat de plusieurs siècles de rationalisme, mais est elle vraiment pertinente ?

J’utilise depuis le début de ma pratique un modèle de compréhension de l’humain en quatre quadrants qui s’intitule SMEP.

Ce modèle propose de lire l’existence humaine non pas dans une dichotomie entre l’esprit et le corps mais dans une complémentarité de quatre sphères qui coexistent en même temps :

La sphère du monde Spirituel : qui comprend la vie de l’esprit ou la quête de sens, d’espoir, de libération ainsi que les démarches qui s’y rattachent.

La sphère du monde Mental : qui est celui du raisonnement, de l’intellectuel, de la capacité de compréhension, de réflexion.

La sphère du monde Émotionnel : c’est à dire la capacité de ressentir et d’utiliser les émotions et les sentiments.

Celle du monde Physique : Ce qui concerne notre corps.

Ce modèle propose de comprendre la sphère physique comme le résultat des trois autres. Mais pourquoi ?

Le présupposé de base que nos pensées (sphères du mental & spirituelle) influences fortement nos émotions (sphère émotionnelle). Si je pense que je vais arriver à faire telle ou telle action, je vais me sentir bien.

Il présuppose également que nos émotions nous poussent à l’action (sphère physique) et que se sont nos actions qui produisent des résultats concrets dans notre réalité.

Voici une expérience qui tend à démontrer l’impact du mental sur le physique.

Ainsi, lorsque l’on fait croire à une personne sous hypnose que l’on va lui déposer une pièce brulante sur la main, alors qu’en réalité, on y dépose une simple pièce de monnaie à température ambiante, il se produit très souvent des brulures superficielle sur la main du cobaye.

Est-ce à dire que nous sommes responsables de tous nos maux physiques ? Non bien sûr, car notre corps peut être agressé par des éléments extérieurs à notre psychisme : des agents pathogènes, des microbes, des accidents etc.

Cependant je pense qu’il est tout aussi dangereux d’ignorer l’impact de nos pensées sur notre réalité physique. De nombreux auteurs ont démontré que l’atelier de l’imaginaire était l’antichambre de la création et de l’inventivité humaine. Rien de ce que nous connaissons ne s’est fait sans qu’un homme ou une femme y pense préalablement dans son imaginaire.

C’est d’ailleurs l’un des principes de la fameuse « Loi de l’attraction », qui est parfois mal comprise, parce que présentée sous un mauvais angle : comme si, il suffisait de vouloir ceci ou cela pour que cela arrive.

Vouloir une chose est simplement le début du processus. Sans focus ou sans objectifs, il est rare d’arriver quelque part, mais il est tout aussi hasardeux de vouloir parvenir à un résultat sans actions concrètes dans le monde réel.

Je vous invite à partager avec moi dans les commentaires ci-dessous votre opinion sur la question.

Pierre COCHETEUX, partenaire de votre bien-être au travail.