Cette semaine, j’aimerais vous présenter Sophie. Elle est cadre dans une grande entreprise, pratique le Kitesurf de haut niveau, mais Sophie à un gros problème, elle souffre de phobie sociale. Quand elle se trouve en société, Sophie a peur que les autres la trouvent inintéressante.  Elle pense que ce qu’elle a à dire n’intéressera pas les autres qu’elle considère souvent comme plus malins et plus cultivés qu’elle. Sophie croit que ce qu’elle pense d’elle-même est le critère qu’utiliseront les autres pour la juger digne d’intérêt ou non.

Comment les autres font-ils pour déterminer si nous sommes intéressants ou non pour eux ?

Prenons un autre exemple : Julien est informaticien et passionné de football. Il passe tous ses loisirs au club de supporters de son équipe favorite. Lorsque j’ai rencontré Julien, il a passé une bonne partie de la soirée à me parler de sa passion pour le foot. Il m’a longuement expliqué l’importance de construire de nouveaux stades plus modernes et plus grands dans les grandes métropoles françaises afin que le sport puisse mieux se développer. Dans la même soirée, j’ai rencontré Max, un collègue passionné comme moi d’analyse transactionnelle et de développement personnel. Nous avons beaucoup échangé sur des concepts théoriques et sur les meilleurs moyens de traiter telle ou telle pathologie chez nos clients. J’ai beaucoup aimé échanger avec Max, alors que je me suis plutôt ennuyé avec Julien.

Pourquoi ai-je accroché avec Max plutôt qu’avec Julien ?

Les deux hommes ont une culture similaire, le même niveau d’étude, viennent du même milieu socio-culturel et ont tous deux de nombreux amis qui disent d’eux qu’ils sont intéressants. Simplement parce que j’ai avec Max plus de points d’accroche qu’avec Julien. Je n’aime pas le football et ne m’intéresse pas du tout à la construction des stades, alors que la pratique des sciences humaines me passionne. Voilà ce qui dans ma tête a fait la différence entre les deux hommes : des critères qui me sont personnels. Nous ne pouvons pas déterminer à l’avance ce qui va ou non intéresser les autres. Pas plus que le fait qu’ils soient ou non passionnés par notre discours ne détermine si nous sommes ou non des personnes captivantes. C’est là l’erreur de Sophie : croire que si ce qu’elle dit n’intéresse pas les autres revient à dire qu’elle est insignifiante.

Comment faire pour changer ?

La première chose importante si vous souhaitez être à l’origine d’une discussion sociale est d’arrêter de croire que vous n’êtes pas une personne à laquelle les autres puissent s’intéresser. Il est aussi important de savoir que ce qui va servir d’accroche à l’intérêt qu’une autre personne vous portera, ce sont ses propres centres d’intérêt à elle et non les vôtres. Si vous souhaitez captiver quelqu’un d’autre, la première chose est surement de l’écouter parler d’elle-même afin de découvrir ce qui la captive réellement, puis de lancer une accroche à propos de ce sujet dans la conversation. Partagez avec moi dans les commentaires ci-dessous, vos difficultés dans la relation avec les autres, je répondrai à vos question dans un prochain article.