Faites vous un burn out sans en avoir conscience ?

Nous avons vu dans les articles précédents que le burn-out est un processus qui amène progressivement l’individu dans un état d’épuisement qui peut aboutir à des conséquences graves, voire dramatique : dépression et dans le pire des cas, le suicide.

Est-il possible de prévenir le burn-out en dépistant les signes avant-coureurs du syndrome ?

Burn out : au commencement était le Stress

Tout débute par une augmentation insidieuse du niveau de stress dans la vie professionnelle. Durant cette phase il s’avère difficile, voire impossible, de repérer des signes avant-coureurs ou annonciateurs du syndrome d’épuisement professionnel, tout simplement parce que durant cette étape le salarié se contente « de tenir ».

Cependant, vu de l’extérieur c’est-à-dire du point de vue des autres (collègues, parents, amis, etc.) la personne qui entre dans un processus du burn-out s’isole, elle ne s’exprime plus ou moins, elle a du mal à montrer ses émotions ou feint de ne pas en avoir.

Ici, le salarié subit son travail, en raison d’une augmentation de la charge des tâches qui peut avoir plusieurs causes : par exemple une augmentation des déplacements professionnels, une augmentation de la pression hiérarchique, une diminution de l’intérêt du travail à effectuer, le sentiment d’envahissement ou l’impression de ne pas être à la hauteur, etc.

Durant cette phase, l’organisme de la personne concerné subit le stress et se prépare au combat futur par la production de différentes hormones qui ont pour fonction de minimiser les effets du stress sur l’organisme.

Le rôle de l’entourage est particulièrement important ici, car lui seul peut alerter la personne concernée et l’aider à prendre conscience du problème.

Puis vient la décompensation

Dans un second temps, lorsque les causes du stress perdurent, le salarié va ressentir des signes cliniques plus évidents à repérer telles que :

  • Angoisse,
  • Problèmes de sommeil : cauchemars, difficultés d’endormissement, insomnies ou réveils intempestifs au cours de la nuit, etc.
  • Fatigue,
  • Repli social, affectif et sexuel,
  • Perte de la mémoire et/ou trouble de la concentration,
  • Maux psychosomatiques divers,
  • Perte de l’estime de soi, sentiment de dévalorisation,
  • Culpabilité,
  • Etc.

Si, à ce stade le salarié ne bénéficie pas d’une vraie prise en charge thérapeutique : médecine, médecine du travail, psychothérapie, le risque de décompensation plus grave est important.

Comment repérer les signaux d’alarme du burn-out ?

Les principaux signaux d’alarme du burn-out sont toutefois identifiables :

  • Sentiment de perte du sens,
  • Difficulté de verbalisation des sentiments ou émotions,
  • Maux physiques chroniques,
  • Sentiment d’abattement,
  • Perte de l’énergie,
  • Désorientation professionnelle,
  • Symptômes dépressifs,
  • Etc.

En cas de doute je vous recommande de faire appel à un professionnel afin de faire le point avec lui et d’avoir un regard objectif sur votre situation.

VRPS propose à ce sujet le parcours « Cartographiez votre stress » qui permet entre autres d’évaluer les trois axes les plus importants :

  1. Quels sont les éléments stresseurs liés aux rôles professionnels,
  2. Quelles sont les tensions générées par le travail,
  3. Quelles sont les ressources sur lequel le salarié pourra s’appuyer, ou non, pour s’en sortir.

Conclusion

Si durant la première phase d’installation du symptôme, il est très difficile pour la personne concernée de prendre conscience du risque, il lui reste toutefois la possibilité d’être à l’écoute de ses proches qui pourront l’avertir du danger encouru.

Durant les deux phases suivantes, plusieurs signaux et symptômes permettent d’évaluer le risque du syndrome d’épuisement professionnel, ou burn-out.

Une consultation auprès d’un professionnel ou le parcours « Cartographiez votre stress », peuvent tous deux éviter le piège du burn out et protéger le salarié de graves conséquences sur sa santé à long terme.

Pierre COCHETEUX, partenaire de votre bien-être au travail.