Pourquoi proposer une consultation souffrance au travail ?

Je me suis installé dans la région Lilloise en 1999. À peine un an après la sortie du Best-Seller de Marie-France Hirigoyen, sur le harcèlement. À cette époque, j’étais l’un des rares psys hommes de la région. Le métier était plutôt féminin.

J’ai rapidement vu affluer dans mon cabinet de consultation des hommes en situation de souffrance professionnelle. J’ai été alarmé par l’état dans lequel ces hommes, puis ces femmes arrivaient dans mon cabinet de consultation.  Ils se sentaient perdus, incapables de faire face à leur engagement professionnel, dans un état de faiblesse physique et de souffrance psychique importante.

C’est alors que je me suis progressivement spécialisé dans la prise en charge et l’accompagnement des personnes en situation de souffrance professionnelle.

C’est quoi la souffrance au travail ?

Définir la souffrance au travail n’est pas simple. Il est de coutume de dire qu’il s’agit d’un mal-être provoqué par l’environnement professionnel, qui peut aller du simple malaise à de graves problèmes de santé : burn out, harcèlement, dépression, et même parfois jusqu’au suicide.

Dans mes consultations j’accompagne des professionnels, hommes et femmes qui souffrent de ce que la psychologie d’aujourd’hui appelle des « pathologies de surcharge ». Il en existe principalement de 3 sortes :

  1. Surcharge du fonctionnement psychologique, mental, cognitif qui entraine des troubles tels que le Burn out, la dépression, certaines formes de névrose traumatique, etc.
  2. Surcharge du fonctionnement pulsionnelqui provoque des troubles du comportement comme de la violence contre les autres (harcèlement), ou contre soi (scuicide). Il n’est pas rare non plus de voir des salariés en souffrance s’en prendre à leur outil de travail (sabotages).
  3. Surcharge du fonctionnement organique, qui provoque des troubles musculosquelettiques, le karoshi.

Comment éviter la souffrance au travail ?

Il convient à tous, employeurs et salariés d’être davantage conscient que le bien-être professionnel n’est pas une contrainte financière et législative pour l’entreprise, mais une source potentielle de son développement futur.

La richesse humaine d’une entreprise est sa principale force et son bien le plus précieux qu’il convient de protéger envers et contre tous.

Au-delà de ce principe philosophique et philanthropique, il convient d’être attentif au quotidien au signe de :

  • Fatigue,
  • Démotivation,
  • Perte de productivités
  • Trouble de l’attention ou de la concentration,
  • Trouble de la mémoire,
  • Arrêts de maladie récurrents,
  • Etc.

Mais bien souvent quand ces signaux apparaissent, il est déjà trop trad. L’idéal serait que toutes les entreprises s’emparent de la question de la QVT, ou qualité de vie au travail !

Et pour les salariés en souffrance ?

Le plus important est de ne pas rester seul et isolé. Les pathologies de surcharges s’aggravent lorsque les personnes s’enferment dans leur isolement et elles finissent pas mettre en œuvre des stratégies pour s’en sortir qui en réalité ne font qu’aggraver leurs situations.

J’invite les personnes en souffrance au travail à prendre le temps de faire le point avec moi sur leurs situations professionnelles via une session RéAP (cliquez sur le lien) de 45 minutes à 1h30. Nous étudierons ensemble les différentes options possibles d’accompagnement et d’action possible.