Cette semaine j’aimerais réagir à un dossier lu dans le dernier numéro de psychologie magazine.

J’ai été un peu surpris par le titre du dossier de psychologie magazine du mois d’octobre : « Se libérer des émotions négatives ».

Pour moi, Analyste Transactionnel, les émotions sont des manifestions physiques liées à la perception d’un événement dans l’environnement (externe) ou dans l’espace mental (interne) d’une personne.

Habituellement, en Analyse Transactionnelle, nous distinguons les émotions (manifestations physiques) des sentiments qui renvoient à la perception cognitive de l’état physiologique.

Ainsi, ressentir sa gorge se serrer, son cœur battre plus vite, ou percevoir des frissons ou de la sueur dans le dos sont des manifestation d’émotions alors que la prise de conscience : « J’ai peur » est le sentiment qui y correspond.

Une émotion est-elle positive ou négative ?

Pour nous, en analyse transactionnelle, les émotions sont des sortes de « messages » que nous adresse notre corps ou notre inconscient afin de nous aider à prendre conscience de ce qui « se passe dans notre environnement externe ou interne ».

Les émotions sont des manifestations de notre Etat du Moi Enfant et il en existe quatre grande familles : « Peur », « Joie », « Tristesse » et « Colère ».

Chacune des familles d’émotions est la manifestation d’un besoin, d’un désir ou d’une information dans notre environnement. Il n’y a donc pas de bon ou de mauvais sentiment, tous pouvant être positifs ou négatifs, selon l’usage que nous en faisons.

Bien utilisé une émotion sera positive, alors que méconnue ou négligée elle aura tendance à devenir récurrente et de plus en plus difficile à gérer. On parlera alors d’émotions négatives.

Ruminations vs sentiment

Toutes ces petits phrases que nous ruminons parfois le soir : « Je n’aurais pas dû », « je suis incapable de.. » dont nous parle l’excellent dossier de psychologie magazine, ne sont pas à proprement parler des émotions.

Une émotion étant plutôt un processus rapide, focalisé sur un événement et constitué de deux étapes :

  1. un mécanisme de déclenchement fondé sur la pertinence de l’événement
  2. une réponse émotionnelle à plusieurs composantes : une expression, une motivation, une réaction corporelle, un sentiment et une évaluation cognitive.

Lorsqu’une personne se retrouve face à un événement elle :

  1. Évalué la situation. Cette évaluation va déterminer la nature et l’intensité de la réaction émotionnelle.
  2. S’exprime au travers d’une posture, une expression faciale et/ou vocale ce qui lui permet d’interagir avec l’environnement et de communiquer l’émotion.
  3. Cela engendre une réaction, une action vers des comportements adaptés pour résoudre le problème. C’est la motivation.
  4. Son activité nerveuse se modifie, c’est la réaction émotionnelle
  5. Enfin, elle prend conscience de son état émotionnel, ce qui lui permet notamment de verbaliser ou de réguler l’émotion.

Une émotion peut être agréable (la joie, la sérénité, la satisfaction) ou désagréable (la peur, la tristesse, l’angoisse), mais chacune nous donne une indication importante pour le pilotage de notre vie.

La rumination qui est un processus cognitif est surtout un moyen de gérer une détresse que vit où ressent la personne qui rumine. Elle survient généralement après un choc émotionnel et hante notre esprit durant des jours, des mois, parfois des années.

La semaine prochaine, je vous proposerai un article pour vous aider à mieux gérer vos émotions.

Je vous invite à me faire part de vos questions à propos des émotions. J’y répondrai dans un prochain article.