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Comment le management participatif fonctionne-t-il ?

Au sein des théories du leadership, plusieurs styles et points de vue se mêlent, mettant tantôt en avant l'autorité du leader, son expertise, son sens de l'adaptation ou encore sa capacité à fédérer son équipe. Une autre voie consiste à envisager la gestion d'une équipe sur un principe démocratique, donnant la parole à chacun : c'est le leadership participatif.
Face à certaines études qui démontrent que les collaborateurs se sentent moins engagés que les managers dans leur entreprise, et qu'ils contribuent moins à leur réussite, la mise en oeuvre de ce style de management pourrait encore gagner du terrain. Effectivement, quoi de plus efficace que la participation et l'implication de tous pour définir et atteindre des objectifs ?
Qu'est-ce que le leadership participatif ?-1
Qu'est-ce que le leadership participatif ?-1

Les principes du leadership « démocratique »

Si le leadership participatif n'est pas toujours simple à mettre en place au sein d'un groupe, les grandes lignes de sa théorie sont toutefois assez aisées à comprendre.
De façon succincte, on pourrait définir ce style de management comme la prise en considération des avis de l'ensemble des collaborateurs dans le processus de prise de décision. Chaque salarié peut ainsi non seulement s'exprimer, mais il est surtout réellement écouté.
Le leadership participatif se démarque donc très clairement du style autoritaire, dans lequel le leader a tout pouvoir. Mais il est aussi assez différent de la théorie du « laisser-faire », qui est une manière de manager où le leader laisse les employés s'auto-gérer, en fixant simplement une ligne directrice.
Dans un processus participatif, la collaboration entre les différents membres de l'équipe est en effet primordiale et les décisions sont collégiales, bien que le leader reste la personne devant obtenir le dernier mot.

Les qualités d'un leader pour réussir le management participatif

Pour qu'une communication constructive s'instaure dans un groupe de collaborateurs, le leader doit disposer de qualités humaines, mais aussi de compétences propres au monde professionnel.
Une qualité majeure d'un leader participatif est la capacité d'écoute. En effet, impossible de prendre en considération les avis et remarques de son équipe, s'il n'est pas d'abord enclin à écouter sincèrement ce que les membres du groupe ont à dire. Cela va de pair avec un niveau élevé d'ouverture d'esprit et de remise en question : un leader qui réussit à mettre en place un management participatif ne doit pas toujours camper sur ses positions.
Pour que cela fonctionne, des relations de confiance réciproques sont un impératif. Les employés doivent comprendre que leur opinion a de l'importance, et le leader doit absolument croire en leurs compétences et en leur capacité à résoudre les problèmes et à faire avancer un projet. Parfois, le management participatif implique même que des décisions mineures soient prises sans l'accord du leader. Ce dernier n'a donc d'autre choix que de réussir à déléguer certaines tâches et à lâcher prise sur certains points.
S'il peut s'agir d'une chose compliquée à réaliser lorsque l'équipe ne dispose pas des compétences ou de la confiance nécessaire, le leader participatif est aussi là pour encourager les personnes avec qui il travaille. La mise en place de formations professionnelles ou de coaching de développement personnel auprès de ses employés peut ainsi être un moyen de faciliter ce style de management.
Pour autant, un leader ne doit pas non plus laisser reposer toutes les décisions (objectifs, moyens d'y parvenir, etc.) sur les employés avec qui il travaille dans le cadre d'une organisation participative. S'il est avant tout un coordinateur, il faut qu'il garde son rôle de dirigeant, apte à déployer la vision globale de l'entreprise. Toute l'équipe a son rôle à jouer dans le processus décisionnel et les décisions peuvent être prises à la majorité par exemple, mais le leader doit garder à l'esprit qu'il répond lui-même aux objectifs établis par ses propres leaders, à la demande des consommateurs, à la situation du marché, etc. Et lorsqu'une situation conflictuelle se présente, c'est à lui de faire preuve d'autorité et de parfois couper court à une discussion qui n'aboutit pas.
Une bonne communication est aussi un point clé pour réussir à devenir un leader participatif. Au-delà de l'écoute, et pour réussir à tirer le meilleur de ses collaborateurs, le manager doit s'exprimer clairement sur ce qu'il attend, comment il souhaite parvenir aux objectifs, dans quels délais, etc. Lorsque les choses sont clairement énoncées, il est plus facile pour le reste de l'équipe de se faire son propre avis et d'être en mesure de proposer des solutions ou de soulever des problèmes.
Qu'est-ce que le leadership participatif ?-2
Qu'est-ce que le leadership participatif ?-2

Les avantages de ce type de leadership... et ses risques

Sur le papier, l'idée d'une collaboration constante entre les membres d'une équipe semble tout à fait propice au développement des salariés et de l'entreprise. Et il est vrai qu'une forme de gestion/direction participative comporte bien des atouts :
  1. les collaborateurs se sentent plus impliqués dans les tâches qu'ils ont à réaliser et dans la réussite de l'entreprise, et cet engagement leur donne un élan de motivation dans leur travail ;
  2. le sentiment d'importance et de reconnaissance des salariés les aide à créer un lien d'appartenance avec leur entreprise et globalement à améliorer la qualité de leur cadre de travail ;
  3. il est plus facile de faire accepter des décisions qui ont été prises après consultation, plutôt que lorsqu'elles émanent de la direction sans que les salariés n'en comprennent l'intérêt ou n'aient pu exprimer leurs idées et leur vision ;
  4. l'intelligence collective (partage des idées, synergies entre les collaborateurs, relations sociales améliorées, etc.) aide à prendre de meilleures décisions. Un leader qui réfléchit seul peut passer à côté d'éléments importants ou ne pas approfondir des questions qui seraient soulevées lors d'un débat participatif avec toute son équipe.
Cependant, le leadership participatif peut souffrir de quelques difficultés, qu'il reste tout de même possible de surmonter. Ainsi, les réunions peuvent être chronophages et le processus décisionnel prend plus de temps dès lors qu'il implique plus de monde. Au leader donc de réussir à mettre en place une organisation adaptée et à mettre fin à des discussions infructueuses et qui empiètent sur les autres tâches importantes. Cela est d'autant plus vrai lorsque les leaders doivent gérer des problèmes urgents et prendre une décision qu'ils sauront ne pas être unanime.
Par ailleurs, il faut savoir que ce style de leadership ne peut convenir qu'à des équipes constituées de collaborateurs avec un niveau de compétences reconnu, voire avec de nombreuses années d'expérience. Dans le cas contraire, c'est prendre le risque de perdre du temps pour finalement aboutir à de mauvaises décisions, surtout lorsque le leader n'est pas apte à imposer sa vision et sa manière de travailler.
De même, chaque personne doit adhérer à ce management participatif et souhaiter entrer dans un processus de collaboration. Malgré son charisme, un leader peut en effet faire face à des employés qui n'ont pas la motivation de participer, ne se sentent pas en confiance ou ne ressentent pas un engagement assez fort envers l'entreprise pour estimer avoir leur mot à dire. Attention donc à ce cercle vicieux, qu'il faut rompre en mettant en oeuvre les bonnes méthodes ainsi qu'un type de communication adapté à l'équipe dans son ensemble, mais aussi à chaque individu du groupe.
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