Pourquoi notre équilibre psychologique est-il en danger
avec la crise de la COVID 19 ?

On ne peut être heureux sans les autres. Abbé Pierre
Nous sommes des êtres de relations qui répondent à une dynamique :  Le besoin de signes de reconnaissance commun et nécessaire à toute personne.
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Nous sommes des êtres de relations qui répondent à une dynamique

Le besoin de signes de reconnaissance est nécessaire à l'équilibre de toute personne humaine.

Avons-nous, au-delà de l’eau, de la nourriture de la santé ou de l’air, des besoins tout aussi importants. Maslow l’a bien montré dans sa fameuse pyramide des besoins.

Selon Maslow, les besoins humains sont organisés selon une hiérarchie où, à la base, on retrouve les besoins physiologiques élémentaires et à son sommet, on retrouve les besoins psychologiques et affectifs d'ordre supérieur. Ce sont ces besoins qui créent la motivation humaine.

Or justement avec la crise de la COVD 19 et les différents confinements ou couvre-feux qui nous sont imposés depuis quelque temps, ce sont justement nos besoins psychologiques qui sont maltraités.

Éric Berne, le père fondateur de l’Analyse Transactionnelle  s’est interrogé sur nos besoins vitaux. Par analogie à la nutrition, il les a appelés des « soifs  existentielles» montrant ainsi à quel point ils sont indispensables à notre équilibre psychologique. 

Cette, nous avons besoin de vivre en bonne santé physique, mais cela ne suffit pas à notre épanouissement psychologique.

Nous avons besoin de satisfaire notre soif  de reconnaissance, de Stimulation et de sécurité ou  de structure. Et c’est justement ces trois besoins qui sont actuellement niés par les mesures sois disant sanitaire, qui montre à quel point ceux qui nous les imposes sont dans la méconnaissance du fonctionnement psychologique de base de l’être humain.

Les conséquences sont déjà visibles autour de nous. Les premiers retours montrent une anxiété ressentie par 78,9 % mais également une augmentation des violences, des incivilités, de la peur et de l’incertitude. De plus, l’isolement social et la nouvelle organisation du travail sont autant de sources d‘anxiété pour les êtres hautement sociaux que nous sommes : comme je viens de le dire, les échanges sociaux et contacts sont essentiels pour notre bien-être ! 

LA SOIF DE STIMULATION

L'humain à besoin de stimulations de toutes sortes : être touché, manipulé, caressé, sentir des parfums, entendre des sons, voir de la lumière et des ombres. C'est comme cela que nous goutons et ressentons le sens de la vie.

Nous entrons en contact avec le monde par nos cinq sens. L'être humain satisfait sa soif de stimulations en utilisant ses cinq sens, et le contact les autres et son environnement.

LA SOIF DE RECONNAISSANCE

Cela correspond à notre besoin de nous sentir accepté et reconnu par les autres. Nous avons besoin de nous sentir singulier, spécifique, tout en nous sentent également semblable aux autres. L'économie des signes des reconnaissances, théorisé par Claude Steinre, nous permet de développer une bonne image de nous-même, et un équilibre psychologique.

Ce besoin de reconnaissance est si profond et si important que pour Eric Berne, il est vital au point que certaines personnes préfèreront des signes de reconnaissance négatifs, dévalorisants, que l'absence de signe de reconnaissance.

L’indifférence étant vécue comme insoutenable et comme la pire blessure pour l'humain !

LA SOIF DE SECURITE OU DE STRUCTURE

Pour obtenir stimulation et reconnaissance, l’être humain a le besoin vital de sécurité. La sécurité s'obtient grace aux structures, c'est pourquoi les petits chiens comme les petits humains aiment être dans des espaces clos et confinés.

parmi les besoins de sécurité, celui de structurer notre temps est également important. D'après Berne nous structurons notre temps en 6 étapes :

  • Le retrait  : les signaux que j'envoie indiquent que je ne souhaite pas rentrer en contact avec l'autre : je ne m'approche pas, je ne lui parle pas ou je ne le regarde pas : je reste dans "mon coin" - ou d'une façon plus inconsciente - je suis dans mes pensées. Dans ce mode de structuration du temps,  la personne que je suis utilise son temps pour être en contact avec elle-même, elle est avec les autres mais ne communique pas avec eux, et reste dans ses pensées
  • Le rituel  : c'est la façon socialement admise de commencer et de terminer un contact relationnel : ainsi le "bonjour" et l'"au revoir" ; sont des automatismes culturels. Faites l'essai : répondez "non" à "comment ça va ? ", vous allez probablement sentir une gêne chez votre interlocuteur : ce n'est pas la réponse prévue !
  • Le passe-temps : comme son nom l'indique, c'est une manière de passer le temps, de discuter avec l'autre sans s'impliquer trop dans la relation, la conversation est balisée, elle se fait "toute seule". L'exemple le plus typique c'est le temps qu'il fait en cette saison, oh m'en parlez pas…
  • L'activité  : La relation est instaurée pour faire quelque chose ensemble. La conversation, les gestes sont dédiés à cette réalisation : un compte-rendu, une maquette, un site internet… Le travail est de l'activité
  • Les jeux Psychologique : on retrouve ici les séquences relationnelles qu'Éric Berne a appelé les jeux psychologiques.
  • L'intimité  : c'est un moment, bref et peu fréquent, où les interlocuteurs échangent sur ce qu'ils ressentent, de la joie, des sentiments amoureux, de la colère ou de la tristesse, d'une manière authentique, c'est-à-dire sincère et exempte de volonté manipulatoire (de l'autre, de la relation).

Alors comment prendre soin de nous pour éviter la dépression ou d’autres problèmes de santé psychologiques plus graves ?

Premièrement, en nous rappelant que nous sommes des être sociaux et que nous avons besoin d’interactions sociales incluant de la stimulation, de la reconnaissance et de la structure.


Comme nous sommes contraint, actuellement d’occupé une partie très conséquente de notre vie dans le retrait, c’est à dire dans une temps ou nous sommes peu en contact avec les autres, il conviendra de multiplier les occasions de rencontrer d’autres humain, même à distance ou virtuellement, ce qui est mieux que rien.
  • Si vous vivez seul, prenez le temps de faire des câlins avec des objets transitionnels tel les doudous des enfants, et oui je suis sérieux ! Hug avec les arbres, avec un cousin ou dans un bon bain chaud son autant de palliatifs au manque de reconnaissance
  • Ayant un carnet ou un cahier de doudouces (clin d’oeil au livre de claude Steiner : le conte chaud est doux des Chaudoudoux, dont je vous recommande la lecture. Le conte chaud et doux des Chaudoudoux  est un livre pour enfants qui plaira aussi aux adultes. Il traite de l’art d’être heureux et de rendre les autres heureux, de la joie de donner et de recevoir). Il s’agit de noter ici des compliments que vous avez reçu, des sources de satisfactions ou de plaisir que vous pourrez relire en période de disette ou de famine, comme c’est actuellement le ca
  • Concernant le besoin de structure, il s’agit de vous questionner sur comment éviter les sources d’angoisser ou de stress ? Peux être en limitant votre consommation de média et d’informations, en pratiquant le jeune médiatique…
Pierre COCHERTEUX
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Crédit photos : pixabay.comunsplash.com ou alexandregodard.com
Crédit dessin : Pierre COCHETEUX & Cyril Maitre