Balado Transactionnel

Pourquoi un numéro hors série du Podcast ?

Parce que le balado transactionnel est avant tout autre chose une émission dédiée à l’analyse transactionnelle.

Cependant, tout comme moi, vous pouvez être intéressé par certains sujets ou certains experts dans d’autres domaines que l’analyse transactionnelle. Ces sujets ou ces experts feront l’objet des Balado hors série.

Dans le cadre de la semaine du cerveau, je vous propose un invité

Hors série numéro 1 : Les stratégies d’apprentissage par Alain THIRY

Les propos d’Alain THIRY et de Pierre COCHETEUX ont parfois été réécrits ou simplifiés afin d’en rendre la retranscription et sa lecture plus facile ou plus compréhensible à l’écrit.

Pierre COCHETEUX : Bonjour et bienvenu dans ce premier numéro hors série du Balado Transactionnel, numéro dans lequel je vais vous présenter un expert en stratégies d’apprentissage : « Alain THIRY », alors bonjour Alain

Alain THIRY : Bonjour Pierre

Pierre COCHETEUX : Peux tu d’abord nous dire qui tu es ?

Alain THIRY : Je suis psychologue de formation, je suis enseignant certifié en PNL, et j’ai suivi des formations dans d’autres techniques comme l’analyse transactionnelle, l’hypnose ericksonnienne, la systémique, …

Je travaille dans différents secteurs…

Si j’ai fait de la psychologie, c’était pour devenir psychothérapeute, ce que j’ai fait, mais aussi, je me suis intéressé au domaine de l’apprentissage et j’ai voulu faire de la recherche dans cette direction, et plus particulièrement de l’usage de la PNL dans le domaine de l’apprentissage, et pour financer tout cela, j’ai aussi travaillé en entreprise ce qui fait que je suis également coach en entreprise, pour différentes PME.

Pierre COCHETEUX : Alors justement c’est quoi la PNL ?

Alain THIRY : La PNL est une démarche en psychologie, qui démarre aux États-Unis dans les années 1970 et qui a pour volonté de modéliser les gens qui ont du talent, pour ensuite transmettre à d’autres ces savoir-faire et ces savoir-être. C’est un peu cherché les best-practices et les transmettre à d’autres.

Pierre COCHETEUX : Alors tu parlais tout à l’heure de stratégies d’apprentissage, qu’est-ce que la PNL a avoir avec les stratégies d’apprentissage ?

Alain THIRY : C’est vrai que lorsque l’on pense PNL, on pense plutôt à un usage en entreprise ou à un usage en psychothérapie, cela a d’ailleurs commencé dans le domaine de la psychothérapie.

Et puis cela s’est élargi à tous les cadres de la communication, donc également à celui de l’entreprise. Et puis tout d’un coup on s’est dit : « apprendre des autres, aller voir des gens qui ont un savoir-faire, dans le cadre scolaire. Ici nous avons affaire à un cadre tout à fait particulier, dans lequel il y a très peu de gens qui travaillent ou en tout cas qui ont fait de la recherche dans le domaine de l’apprentissage ».

Les stratégies d’apprentissage en PNL, c’est vraiment le fait d’avoir rencontré des élèves brillants, d’être allé observer comment ils procèdent. Et grâce à ce travail d’observation, nous avons pu modéliser quatre stratégies que l’on peut retransmettre à des enfants qui ont plus de difficultés que d’autres à apprendre.

Pierre COCHETEUX : Donc que, si je comprends bien l’idée, c’est d’aller faire une sorte de copier-coller chez les gens qui réussissent, pour pouvoir transmettre ces savoir-faire ou ces savoir-être, chez d’autres qui sont en difficulté ?

Alain THIRY : Oui alors copier-coller c’est relatif évidemment !

Mais l’idée, c’est effectivement de se dire : « si les élèves sont dit brillants ce n’est peut être pas pour rien ». Alors voilà, est-ce que c’est parce qu’on peut se dire qu’il y a des élèves intelligents et que c’est comme ça, ou alors, une autre conception, est de penser que ceux qui réussissent bien, c’est parce qu’ils s’y prennent très bien. Et si on trouve des élèves qui sont en difficulté, ce n’est pas pour rien, c’est parce qu’ils s’y prennent mal, dans leur tête.

Bien sûr, celui qui ne veut pas étudier et qui ne fait rien, on ne peut pas faire grand-chose pour lui.

Par contre, il y a quand même plein d’enfants qui ont envie de réussir, en réalité, mais ils ont beau travailler, ils n’obtiennent pas de résultats en relation avec la quantité de travail qu’ils fournissent. Et là, si on va voir des élèves brillants et que l’on se demande comment ils procèdent, on se rend compte que ces élèves brillants ont tous la même manière de travailler, et on ne peut pas se dire que ce soit par hasard.

Donc, ne perdons pas notre temps, et au lieu de donner n’importe quelle sorte de conseil à un enfant, ou plein de sortes de conseils différents, autant leur donner les conseils des élève brillants.

Voilà pourquoi nous nous sommes spécialisé pour aller chercher ces quatre grandes sortes de stratégies.

Nous avons d’abord une stratégie de compréhension : il faut d’abord que l’enfant comprenne ce que le prof raconte ou ce qu’ils lisent dans les livres.

Deuxième chose il faudrait qu’ils puissent retenir (stratégie de mémorisation) ce qu’ils ont compris.

Troisième stratégie, maintenant qu’ils se souviennent de ce qu’ils ont lu et compris, et bien il faudrait qu’ils soient capables de faire des liens (stratégie de réflexion), de faire des ponts, de voir les contradictions, les points communs, et ainsi de suite.

Et puis, une quatrième étape c’est tout ce qui tourne autour de la stratégie d’expression.

Ce sont là les quatre savoir-faire nécessaires pour s’en sortir à l’école.

Et aujourd’hui nous avons codifié ces stratégies, et nous avons développé un savoir-faire pour les transmettre dans l’ensemble des matières.

Pierre COCHETEUX : d’accord,

Alain THIRY : Bien sur, le fait que ces stratégies soient les mêmes, qu’elles soient appliquées au français, aux mathématiques, au cours d’histoire ou au cours de langues, c’est cohérent.

Donc, elles sont plus faciles à transmettre : il ne faut pas à chaque cours inventer d’autres techniques.

Mais, par contre, il faut tout de même les adapter un peu à chacune des matières. C’est ce à quoi nous nous sommes attachés ces 10 dernières années, nous avons réfléchi à la manière de les adapter à l’ensemble des matières et dans tous les niveaux, que ce soit en maternelle, dans le secondaire ou dans le supérieur. Et bien sûr dans le monde des entreprises, où l’on me demande de temps en temps des choses par rapport à la formation.

Pierre COCHETEUX : et donc aujourd’hui, tu te spécialises plutôt dans le fait de former des personnes qui vont accompagner les enfants dans l’usage de ces stratégies, plutôt que d’accompagner les enfants qui sont en difficulté ?

Alain THIRY : Oui, c’est cela. Dans le temps où je pourrais m’occuper de 10 enfants, je pourrais m’occuper de 10 ou 20 enseignants qui vont s’occuper chacun de 20 enfants.

Donc c’est vraiment beaucoup plus utile de vouloir transmettre ces savoir faire, le vrai défi, le vrai objectif c’est de former un maximum d’enseignants à ces techniques, parce que si un enfant rencontre dans sa carrière ne serait-ce qu’un enseignant qui lui apprend ces techniques, cela lui sera utile pour le reste de sa vie.

Il faudra tout de même qu’il décide de les utiliser. Il faut bien se dire que la PNL n’est pas la panacée et qu’elle ne règle pas tous les problèmes du monde, mais c’est un excellent outil pour savoir comment est-ce que je dois faire dans ma tête pour apprendre.

Cela est vrai que lorsque nous étions enfant, nous avons eu affaire à beaucoup d’enseignants qui nous ont dit « et bien voilà va étudier », mais comment faire cela ? « Va étudier ton poème », « va étudier ta dictée », « va étudier tes formules de Math », et quels conseils avons nous reçus pour étudier cela ? A part des conseils généraux ?

Aujourd’hui, la PNL permet de donner des conseils très précis qui permettent à l’enfant de faire ce qu’il doit faire et d’obtenir des résultats immédiats. Et c’est cela qui est intéressant, c’est qu’il y a un résultat immédiat. Il travaille une heure, eh bien il voit le résultat de cette heure là.

Pierre COCHETEUX : Cela est un vrai scoop et une vraie nouveauté que tu proposes avec ces techniques, c’est justement ce que tu expliques aux gens c’est « comment faire », « comment arriver à mémoriser », ce que malheureusement, l’enseignement ne nous apprendre pas.

Alain THIRY : oui c’est cela. Alors, bien sûr, les enseignants ne sont pas responsables, on ne leur a pas expliqué, et c’est suffisamment nouveau pour que cela ne soit pas assez répandu.

Alors, bien sûr, oui, je rêverais que tous les enfants soient formés. Pour mes enfants ça roule, mais j’aimerais bien que pour mes petits-enfants… je voudrais qu’ils rencontrent des enseignants qui leur expliquent : « c’est simple pour comprendre un texte, tu fais ça, pour mémoriser ce que tu as appris tu procèdes comme ceci » et ainsi de suite.

Cela permettrait que certains apprentissages qui sont réellement nécessaires dans la vie se fassent avec plus de facilité.

Pour certains enfants, continuer à apprendre devient insurmontable, mais avec les stratégies PNL cela redevient possible. Bien sûr il faut étudier, travailler, mais lorsque l’enfant travaille, il obtient un résultat, il est payé pour le travail qu’il a effectué. Ce qui bien sûr maintient sa motivation, évidemment.

Encore que, l’on sait que les enfants, les adolescents traversent des phases psychologiques, dans lesquelles ils ont des comptes à régler avec les adultes. Cela ne va pas régler tous les problèmes, mais cela donne en tout cas un outil efficace.

Pierre COCHETEUX : Alors tu sais que je suis un ancien enfant dyslexique et dysorthographique et qu’à ce titre je suis particulièrement passionné par tout ce qui tourne autour de la mémoire. Qu’est-ce qui, dans ce que tu as découvert à propos de la mémoire, est novateur ? Qu’est-ce que cela à d’aidant pour les personnes, qui comme moi, ont des vraies difficultés dans leur vie quotidienne ?

Alain THIRY : Par exemple, nous avons une collègue en Suisse qui est orthophoniste et qui a suivi notre formation (formation de 16 jours qui a lieu à Paris, à Genève et à Bruxelles : voir les informations sur le site d’Alain : interactif.be) et qui me disait que c’était pour elle un choc quand j’ai commencé à parler de la stratégie de mémorisation et en particulier de l’orthographe.

Un choc parce que cela avait l’air d’être totalement à l’opposé de ce qu’on lui avait enseigné dans les écoles d’orthophonie. Et donc, c’était pour elle un grand choc. Et puis elle s’est dit, « au vu de ce que j’ai payé pour ma formation, je vais quand même l’utiliser, pour voir ».

Donc elle a vraiment essayé, elle a réellement pratiqué et si, en début d’année, elle avait dit à certains parents d’enfants dyslexiques : « et bien voilà, il faudra bien, deux à trois années de rééducation » à la fin de la même année elle leur a dit « voilà c’est fini ».

Mais alors, certains parents lui ont dit « Ok, mais pour l’année prochaine, comment fait-on pour prendre rendez-vous ? » Elle leur a répondu « je pense que vous n’avez pas compris c’est fini, le travail est terminé, l’orthographe de votre enfant va s’améliorer » et lorsque les parents s’étonnaient en répondant : « comment cela se fait t’il ? Vous aviez prévu deux à trois années de rééducation, et maintenant vous nous dites que c’est terminé en une seule ? » et là, elle leur répond : « bien oui, mais j’ai changé de technique entre-temps ».

Alors évidemment, en orthophonie, on sait que pour aider les dyslexiques, il existe deux chemins possibles pour apprendre l’orthographe des mots :

  • Un chemin qui est phonologique et
  • Un chemin qui est lexical,

Or, le plus employé en orthophonie, c’est le chemin phonologique. On met énormément d’énergie dans le chemin phonologique.

Pierre COCHETEUX : Ce qui est, je peux ici l’attester, extrêmement perturbant pour quelqu’un qui a beaucoup de difficultés à faire la différence entre deux sons.

Alain THIRY : « tu as du mal, ce n’est pas grave on va en remettre une triple couches… » (Rire). Bon, cela se défend comme idée, et je n’ai rien contre cette idée, juste, qu’aujourd’hui nous avons appris des élèves brillants une démarche très visuelle qui est : de visualiser le mot, puis immédiatement après de le ressentir comme juste.

Donc ils regardent le mot, puis ensuite ils font l’effort cognitif (car cela représente un effort de visualiser) de le visualiser, puis de ressentir le mot comme juste.

Et bien quand ils font ainsi (bien sûr on a développé tout un tas d’exercices pour intégrer cette stratégie) ils retiennent facilement l’orthographe des mots.

Et cette technique, que l’on a modélisée chez les élèves brillants, et bien, tout d’un coup, on découvre que c’est une technique extrêmement efficace pour appliquer le chemin lexical. Cette technique rend l’application de ce chemin totalement plus facile.

Alors, bien sûr, il faut toujours faire un petit peu de phonologique, on ne peut pas l’exclure complètement. Il faudra bien que l’enfant ait compris la mécanique de l’agencement des lettres et des syllabes, qui fabrique les sons.

Mais avec notre méthode, on n’est plus obligé d’en faire beaucoup. Dès que la mécanique est comprise, on peut immédiatement basculer dans l’opération de remplir le lexique.

Il y a une petite technique qu’il faut apprendre pour cela…

Pierre COCHETEUX : Qui passe, si j’ai bien compris, par l’utilisation des cinq sens, et en particulier de la vue et du ressenti, ce que les spécialistes de la mémoire, que l’on nomme aussi des mnémonistes et qui font des spectacles sur la base de la mémorisation, avaient découvert de manière un peu empirique, toi avec des méthodes plus ou moins scientifiques, tu as tendance à confirmer cela ?

Alain THIRY : Oui, je n’irai pas jusqu’à dire scientifique, puisque cela nécessiterait de respecter les critères de validation scientifique : ce qui veut dire des groupes témoins, faire des validations statistiques, etc.

Nous ne faisons pas cela, en PNL c’est un peu notre défaut.

On est plutôt des praticiens qui travaillent sur le terrain avec une rigueur dans notre démarche. Comme tous les jours, nous avons des manifestations de personnes qui sont étonnées par ce que l’on fait, et que l’on constate que c’est largement plus efficace que tout ce qui se fait dans les écoles ou en orthophonie par exemple, on se dit qu’il n’y a pas de problème et donc on continue.

L’intérêt c’est que l’on ait trouvé une méthodologie et qu’on ait pu la formaliser pour la transmettre aux enfants. C’est le côté très pratique qui est important.

On n’a pratiquement rien inventé, car si on lit des textes d’il y a 500 ans en arrière, on peut retrouver des choses proches de ce que l’on dit aujourd’hui. Il suffit de lire par exemple les textes de Comenius … c’est vraiment un plaisir de rencontrer un collègue d’il y a 500 ans. (Rire). Je me serais bien entendu avec lui.

Je voudrais préciser la particularité de la PNL, parce que des personnes se demandent quelles sont les différences avec la gestion mentale, ou d’autres techniques…

Et certaines personnes ont fait de la vulgarisation de la PNL, elles ont entendu parler de visuel, auditif, kinesthésique, etc et se sont dit « A oui, les enfants visuels il faut leur montrer, les auditifs il faut leur faire écouter et les kinesthésiques il faut les faire manipuler… » Nous on n’est plus du tout d’accord avec cela. Pour nous toutes les opérations mentales sont nécessaires et tous les enfants (apprenants) doivent les utiliser.

Par exemple, si je suis un sujet visuel, il me faudra développer également l’aspect auditif, car pour l’apprentissage des langues, j’aurai besoin des sons, cela fait partie de la scolarité…

La particularité de la PNL est de dire qu’il faut apprendre à l’apprenant à faire les opérations qui sont efficaces pour ce qu’il veut faire.

Par exemple : s’il veut comprendre, il a besoin de visuel, s’il veut mémoriser, il lui faudra un certain type de visuel et en plus du kinesthésique…

L’un des gros problèmes que l’on observe dans les écoles, ce sont des enfants qui utilisent la stratégie de compréhension, pour, ou à la place de la stratégie de mémorisation, cela revient à prendre un marteau pour faire entrer une vis dans un mur, ce n’est pas très efficace, ça marche, mais ce n’est pas très efficace. Ça fait des trous dans les murs, mais cela fait, aussi des trous dans les connaissances des enfants.

Pierre COCHETEUX : Alors dernière question, si l’on a un problème avec la mémoire, par exemple, est-il possible avec les stratégies dont tu parles d’améliorer nos prestations ?

Alain THIRY : Oui tout à fait, et à tous les niveaux. Il y a du travail, mais travailler avec de bonnes techniques est plus satisfaisant et plus motivant que lorsque l’on ne dispose pas des bons outils : ce qui entraine l’échec et la dévalorisation.

Il faut tenir compte d’un élément de réalité qui est que, certaines matières sont une séquence d’informations, et donc si l’on s’est arrêté tôt dans le processus, il est illusoire de vouloir le reprendre plus loin. Il faudra repartir du point d’arrêt, ce qui, pour certaines matières représente un travail conséquent. Le chemin est faisable, bien sur, mais il faudra y mettre le temps et l’énergie nécessaire, ce qui peut être démotivant et fastidieux, même si l’on peut le faire en beaucoup moins de temps. Quand on n’a plus étudié depuis un certain temps, il est parfois difficile de s’y remettre.

Pierre COCHETEUX : Tu insistes ici sur un point important de la PNL qui dit qu’il faut se choisir des objectifs réalistes.

Alain THIRY : Oui, même si avec de bons outils on peut faire beaucoup en une année. Il faut rester réaliste. Il y a effectivement beaucoup de mythes, dont celui que l’on peut faire plein de choses sans effort. La PNL permet de faire plein de choses en un temps tout à fait descend.

Alain cite ici une école de la région de Lille qui utilise ses techniques et montre ses résultats.

Merci.

Laissez moi un commentaire ci dessous, pour me dire ce comment vous faites pour mémoriser un cours.

Alain THIRY propose des formations aux stratégies d’apprentissage à Bruxelles, à Paris et à Genève, voir son site http://www.interactif.be

Pierre COCHETEUX est formé par Alain THIRY, aux stratégies d’apprentissage et accompagne des apprenants avec ces outils dans son cabinet de consultation de la région de Lille.

Propos recueillis par Pierre COCHETEUX, pour le blog http://pierrecocheteux.com. Tous droits réservés. @Copyright PCO 2013.

Dites stop aux problèmes d’orthographe.