Cet article fait suite à celui de la semaine passée qui présentait l’ennéagramme. Je poursuis cette semaine la présentation de cet outil de développement personnel avec une présentation rapide des neuf ennéatypes.

Petit rappel avant d’aller plus loin. L’originalité de l’ennéagramme est l’idée que chaque ennéatypes correspond à une attitude interne sous tendue par une motivation. Ce n’est donc pas le comportement d’une personne qui donne son ennéatype, mais bien son intension profonde, c’est à dire son dessein, sa volonté interne.

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, les neuf bases ou ennéatypes sont regroupées par triades en fonction de leur centre énergétique :

  1. les ennéatypes 8, 9 & 1, sont plutôt dans le centre physique,
  2. les ennéatypes 2, 3 & 4 sont dans le centre émotionnel,
  3. et les ennéatypes 5, 6 & 7 sont dans le centre intellectuel.

En plus, chaque ennéatypes correspond une valeur spécifique :

La droiture pour le 1, l’amour pour le 2, la réussite pour le 3, la différenciation pour le 4, la compréhension pour le 5, la loyauté pour le 6, l’optimisme pour le 7, la force pour le 8 et la sérénité pour le 9.

Cette valeur représente l’aspect positif de la personnalité et sa façon de se réaliser pleinement : ce qu’elle connaît bien et fait le mieux.

Mais si la personnalité se cristallise autour de l’idée que pour satisfaire au mieux son orientation profonde, il faut à tout prix éviter quelque chose, alors elle manifeste sa compulsion[1].

Ainsi, sous l’emprise de la compulsion le 1 cherchera à éviter à tout prix l’échec, le 2 la solitude, le 3 le sentiment d’impuissance, le 4 la banalité, le 5 le sentiment d’être envahi, le 6 la trahison, le 7 l’enfermement, le 8 l’injustice et le 9 la paresse.

L’ennéatype 1 : Le perfectionniste

Le 1 est une personnalité rigoureuse et perfectionniste avec des idéaux très élevés. Ses intensions sont l’honneur, le sens du devoir, la franchise, l’honnêteté, l’intégrité… C’est une personnalité qui cherche toujours à s’améliorer, à grandir, à se construire.

Son mécanisme de défense dominant est la colère réprouvée qu’elle retourne contre les autres.

L’ennéatype 2 : L’altruiste

Une personne en base 2 aura le souci d’aider les autres, d’être sympa avec eux, de veiller à leur confort quitte à en oublier le sien.  Le 2 a beaucoup de mal à supporter la solitude, et plus encore l’indifférence. Il a besoin plus que les autres de se sentir reconnu et il le perçoit dans le regard des autres.

Le mécanisme de défense du 2 est le refoulement. Ce qui compte ici est avant tout la satisfaction des besoins et désirs des autres. Sa plus grande peur : ne pas être aimé.

L’ennéatype 3 : Le battant

Pour le 3 l’important est d’agir pour réussir et obtenir la reconnaissance des autres. Les 3 ne supportent pas l’échec.

Généralement optimiste et dynamique, il est confiant en lui-même et sait convaincre.

Son mécanisme de défense est le mensonge. Plus que de mentir aux autres, le 3 se ment surtout à lui-même afin d’éviter d’avoir à affronter ses propres peurs de l’échec ou du jugement des autres.

La semaine prochaine nous étudierons les bases 4 à 6.

En attendant je vous invite à partager dans les commentaires votre propre expérience de l’ennéatype.

Pierre COCHETEUX, partenaire de votre bien-être au travail.


1  Contrainte psychologique irrésistible qui pousse à agir afin de moins se sentir en détresse ou pour se rassurer.