Source : France Culture le mardi 26 mai 2015 « Journal de 12h30 | 14-15 « 

C’est un amendement du projet de loi sur le dialogue social examiné au Parlement. Déposé par le député socialiste Benoît Hamon, il propose la reconnaissance du « burn out » comme maladie professionnelle. Sa prise en charge reviendrait alors aux employeurs. Mais reste à bien le définir.

Plus de 3 millions de salariés seraient en situation de travail excessif et compulsif, soit 12% de la population active qui serait au bord de ce syndrome d’épuisement professionnel.
Selon l’ancien ministre du Travail, qui est soutenu par 60 parlementaires, « c’est un défi social auquel nous devons répondre.

Mais encore faut-il que patronat et syndicats, et même médecins, s’entendent à propos de ce que certains qualifient de « mal du siècle » Marie-Alix Autet. Aujourd’hui, seuls quelques dizaines de cas sont reconnus par la justice chaque année.

Dans le même temps, au Japon, le gouvernement du Premier ministre Shinzō Abe vient de lancer une réforme de la loi sur le travail prévoyant plus de flexibilité dans l’aménagement des horaires de travail et la suppression des heures supplémentaires pour certains métiers. Ce projet suscite les critiques des syndicats qui pointent les risques d’une hausse des cas de karoshi, de mort d’épuisement au travail. Les partisans de cette réforme espèrent eux qu’elle soit approuvée lors de l’actuelle session du Parlement. De Tokyo, la correspondance de Frédéric Charles.