L’excès de travail peut-il tuer ?

En France, la vague de suicide qui a eu lieu chez France Télécom entre 2008 et 2009 a provoqué une véritable prise de conscience des conséquences du management par le stress !

S’il y avait encore besoin d’une preuve des conséquences néfastes de cette vielle croyance : « un peu de stress stimule », France Télécom en a fait la brillante démonstration !

Cependant, si l’on sait que le surmenage peut mener directement au burn out, peut ‘on affirmer qu’il conduise à la mort ?

Le suicide tragique d’une jeune Japonaise employé dans une agence de publicité en 2015 à raviver le débat. Pourtant, le Japon reconnait le Karoshi depuis 1989.

Karoshi ! Quezako ?

Ce sont trois médecins japonais : Hosokawa, Tajiri et Uehata qui introduisent pour la première fois le terme de Karoshi dans un ouvrage paru en 1982. Dans leur livre, ils définissent le Karoshi comme un ensemble de troubles cardiovasculaires consécutif à un excès de travail et conduisant à l’arrêt cardiaque.

Le premier cas reconnu de Karoshi remonterait à l’année 1969.

Au Japon, le Karoshi est inscrit au tableau des maladies professionnelles et il est reconnu depuis 1989.

S’il est acquis que les entreprises japonaises mettent en danger la santé de certain de leurs salariés, quand est-il en France ?

Comment éviter le Karoshi ?

Tous les conseils habituels pour éviter le Burn out peuvent vous éviter le Karoshi. Entre autres :

  • Apprendre à prendre de la distance,
  • Travailler sur des objectifs réalistes et savoir refuser les autres,
  • Ne pas amener de travail à la maison,
  • Discuter des situations stressantes avec votre supérieur et hiérarchiques,
  • prendre des temps de repos…

Le cas échéant, faites-vous accompagner par un coach ou un thérapeute pour apprendre à remettre votre travail au service de votre plan de vie, et non l’inverse.

Vous êtes en situation de souffrance au travail ? Je vous propose de prendre le temps de faire le point avec moi sur leurs situations professionnelles via une session RéAP (cliquez sur le lien) de 45 minutes à 1h30. Nous étudierons ensemble les différentes options possibles d’accompagnement et d’action possible.