La culpabilité peut être définie comme une sorte de vision négative, à postériori, qui concerne nos actions, nos pensées, nos comportements. Il s’agit d’un sentiment d’avoir commis une faute réelle ou imaginaire et qui repose sur le sentiment qu’on porte une responsabilité personnelle dans un événement.

La culpabilité est une émotion saine dans la mesure où elle nous permet de nous auto-évaluer, de prendre conscience de nos erreurs ou de nos fautes et nous aide à réparer les erreurs que nous aurions ainsi causées à autrui ou à nous-même.

Mais elle peut aussi prendre une forme plus insidieuse et toxique, lorsqu’elle devient une sorte de sentiment chronique et tenace d’avoir une dette impossible à rembourser. On parlera alors de culpabilité malsaine.

Se sentir coupable permet d’avancer

Si par mégarde ou par inattention, j’emboutis l’arrière de votre voiture avec la mienne et que j’abime ainsi votre parechoc.  La culpabilité saine devrait me pousser à établir avec vous un constat à l’amiable permettant ainsi à mon assurance de prendre en charge les couts de réparation de votre véhicule et ce même si cela implique pour moi une augmentation de ma cotisation d’assurance.

La culpabilité saine permet de reconnaître mes torts, de solliciter de l’autre qu’il me pardonne après avoir réparé mon erreur ou mes torts.

C’est ainsi que l’on devient des personnes responsables, la responsabilité étant d’ailleurs le meilleur antidote à la culpabilité.

La culpabilité peut aussi devenir un fardeau immense

Il arrive que certaines personnes se construisent autour du sentiment de culpabilité, en ayant un sentiment de dette insurmontable envers les autres par exemple.

Ces personnes s’interdisent alors d’être heureuses avec l’idée inconsciente qu’elles vont ainsi expier leur « péché ». Ce qui est paradoxal c’est que bien souvent, la faute n’est pas réellement la leur.

Elles peuvent se sentir illégitimes dans leur travail, ou dans leur vie affective, se sentant ainsi incapables de « bien faire » les tâches qu’on peut attendre d’elles.

Les personnes qui sont ainsi enfermées dans ce sentiment malsain de culpabilité développent souvent le « syndrome du sauveteur ». Elles passent leur temps à vouloir aider (à « sauver » comme on dirait en analyse transactionnelle) les autres.

Cette attitude de « sauveteur » peut d’ailleurs sembler très confortable dans un premiers temps aux autres, qui se trouvent ainsi déchargés d’une partie de leurs propres responsabilités et donc aussi d’une partie de leur propre culpabilité.

Mais à long terme cette attitude est néfaste aussi bien pour la personne qui se sent coupable que pour son entourage.

Comment s’en sortir ?

Comme je le disais plus haut, le meilleur antidote à la culpabilité c’est la responsabilité.

Être responsable c’est :

  • Reconnaître ses erreurs et ses torts
  • Accepter d’en demander pardon
  • Réparer ce qui peut l’être.

Être responsable ce n’est pas :

  • Prendre sur soi la responsabilité des autres (parents, famille, amis, collègues) …
  • Se sentir responsable de la souffrance des autres, ou du monde.
  • Se sentir redevable pour l’éducation, la culture, la nourriture… que nous avons reçu lorsque nous étions enfant. L’on peut s’acquitter de cette dette là en élevant à notre tour des enfants ou en aidant d’autres à le faire.

Pour sortir de la culpabilité malsaine, il faut apprendre à utiliser correctement le sentiment de culpabilité et de responsabilité. C’est refuser de culpabiliser pour le comportement des autres (certaines personnes par exemple culpabilisent parce que l’un de leur parent est alcoolique), c’est accepter de s’attribuer les conséquences de nos actes (en positif comme en négatif), c’est aussi arrêter de se comparer aux les autres (qui seront toujours plus ceci ou moins cela)…

Je vous invite à partager dans les commentaires ci-dessous vos trucs et astuces pour sortir de la culpabilité malsaine.