La question de la confiance en soi revient souvent dans les accompagnements thérapeutiques de professionnels en situation de crise. Beaucoup ont perdu cette conviction en leur potentiel.

Comme je l’expliquais dans un précédent article, « la confiance en soi » repose essentiellement sur une profession de foi dans l’avenir. Il s’agit de la croyance en son propre potentiel et en sa propre capacité à mettre en œuvre ses compétences.

Alors pourquoi autant de personnes ont-elles perdu la confiance en elle-même ?

Beaucoup pensent que la confiance en soi est un trait de caractère. C’est une erreur. On ne nait pas avec une bonne ou une mauvaise confiance en soi. On apprend à se faire confiance en avançant dans la vie. La confiance en soi est une croyance qui s’entretient et se développe.

Une croyance est un processus intellectuel par lequel une personne adhère à une idée ou à des hypothèses, qu’elle va considérer comme des vérités absolues indépendamment de preuves.

Seulement voilà, il est difficile de croire en une idée, si dans ma vie j’ai accumulé dans le passé suffisamment de preuve du contraire.

Prenons un exemple :

Si j’ai la croyance que je n’ai pas de chance dans la vie, je vais retenir des expériences vécues, celles qui vont me confirmer cette croyance. Si je souhaite changer de croyance, ces « preuves » accumulées vont rendre difficilement acceptables par mon inconscience, cette nouvelle croyance. Pour la rendre crédible, il va me falloir apprendre à changer mon regard sur la vie.

Comment y parvenir ?

La première condition pour gagner une bonne confiance en soi est donc, d’acquérir un nombre suffisant d’expériences positives sur lesquelles fonder ma foi en l’avenir.

En effet, pour croire que j’ai les ressources indispensables pour me tirer des situations difficiles dans le futur, il est nécessaire que j’y sois déjà parvenu dans le passé.

Or, la plupart des professionnels que j’accompagne ont accumulé dans leur histoire un nombre suffisant d’expériences positives, mais ils les ont oubliées.

Trois conseils pour éviter cet écueil

Soyez positif

Afin d’éviter d’accumuler des « preuves » de votre incompétence ou de votre incapacité à vous en tirer, apprenez à regarder le verre a moitie plein plutôt qu’a moitié vide.

Une même situation comporte toujours des côtés positifs et négatifs. Adopter un regard positif sur la vie aide grandement à développer une bonne confiance en soi.

Ayez des objectifs raisonnables

La plupart de mes clients ont tendance à se fixer des objectifs irréalistes ou trop élevés. Il est vrai que la société dans laquelle nous vivons a tendance à mettre en avant les personnes qui réussissent.

Il circule, dans notre société moderne, une illusion qui consiste à penser qu’il est nécessaire de se fixer des objectifs élevés afin d’être certains d’avancer. Or cette façon de faire est plus démoralisante que stimulante. Cela sape votre confiance et détruit le moral des équipes les plus combatives.

Arrêter de vouloir tout faire seul

Une autre croyance moderne plutôt destructrice de l’estime de soi consiste à penser qu’il faut tout faire tout seul. Se passer du soutien des autres ou de leurs bonnes idées est tout simplement stupide. On est beaucoup plus fort à plusieurs que seul. Les plus grandes découvertes ou inventions sont le fruit d’un travail collectif.

Conclusion

Le développement d’une bonne confiance est le résultat d’un travail de construction de croyance en l’avenir. Pour développer de telles croyances, il est nécessaire d’accumuler des expériences positives et de changer sa vision sur sa propre vie.

Je vous invite à partager avec moi dans les commentaires ci-dessous vos expériences positives et comment elles ont participé à vous aider à mieux croire en votre potentiel.

Pierre COCHETEUX, partenaire de votre bien-être au travail.