Cet article participe à l’événement interblogueur : « La confiance en soi » à l’initiative de Fayez du blog etre-un-homme.fr.

Avant de répondre à cette question, j’aimerais prendre un petit moment pour lever quelques confusions que j’ai pu observer chez un nombre important de personnes. Lorsque l’on parle de confiance en soi, les limites entre la confiance en soi, l’estime de soi et l’affirmation de soi sont souvent floues. Il s’agit pourtant bien de trois concepts correspondant à trois réalités intrapsychiques différentes.

L’estime de soi

L’estime de soi correspond à l’image que nous avons de nous même. C’est en quelque sorte le miroir au travers duquel nous nous observons nous-mêmes et qui nous sert à juger.

L’estime de soi, c’est donc la valeur que nous nous accordons et comme cette valeur dépend de nos compétences, de nos réussites et de nos échecs, de nos relations avec les autres c’est une donnée instable et changeante qui évolue avec nos différentes expériences de vie.

L’estime de soi est visible dans notre façon de parler de nous : « Je suis nul » ou au contraire « je sais que je suis quelqu’un de bien ». En analyse transactionnelle elle s’exprime au travers de signes de reconnaissance inconditionnels, c’est à dire qui parlent de l’Être.

La confiance en soi

La confiance en soi correspond au crédit que nous accordons à nos capacités d’action. Nous avons une bonne confiance en nous lorsque nous croyons que nous sommes capables de traverser les zones de turbulences de notre vie grâce entre autres, à nos compétences, à nos capacités, à nos savoir-faire et à nos savoir-être.

Avoir confiance en soi revient à avoir la certitude que l’on possède les ressources nécessaires pour faire face aux différentes situations que la vie va nous proposer.

Elle s’exprime souvent au travers de phrases comme : « Je me demande si je vais y arriver », « je ne vais jamais oser … », etc.

L’affirmation de soi

L’affirmation de soi concerne notre capacité à prendre une place dans la relation interpersonnelle avec les autres. C’est notre capacité à être assertif.

Je m’affirme lorsque j’ose exprimer mes demandes, parler de moi, de mes sentiments, de mes besoins etc.

C’est notre capacité à défendre nos points de vue et nos intérêts face aux autres.

En analyse transactionnelle, l’affirmation de soi correspond à notre capacité d’autonomie.

Maintenant que nous distinguons les nuances entre l’estime, la confiance et l’affirmation de soi, voyons comment avoir une meilleure confiance en nous.

3 clefs pour développer une bonne confiance en soi

Pour avoir confiance en soi, c’est à dire avoir foi en ses capacités à agir efficacement, il est nécessaire d’avoir une bonne estime de soi, c’est-à-dire de porter sur soi un regard suffisamment bienveillant.

♦ Première clef que je vous propose est donc de développer et d’entretenir un regard bienveillant sur vous-même.

« La joie est une réjouissance inconditionnelle de et à propos de l’existence » Nicolas Go.

À la suite de Nicolas Go, je vous invite donc à vous réjouir d’être vivant et à vous réjouir d’être simplement vous.

Car si vous avez la conviction que vous avez de la valeur alors vous aurez la force d’agir.

♦ Seconde clef que je vous propose est de porter sur vos compétences un regard réaliste. En effet la croyance en vos propres capacités à trouver des solutions aux embûches de la vie ne peut pas être aveugle, elle doit s’appuyer sur vos expériences passées. À partir de ces expériences, vous savez ce que vous êtes capable de faire et vous pouvez également avoir une idée des compétences qu’il vous faudra encore acquérir.

Or, comme nous ne pouvons pas être compétents en tout, il est important de comprendre que notre confiance en nous est liée à des domaines de compétences particuliers. Je sais que je suis bon dans tels domaines, et moins dans d’autres.

♦ Troisième clef est donc de ne pas vouloir être bon partout, c’est-à-dire d’accepter nos limites.

Conclusion

Nous avons vu dans cet article que la confiance en soi repose sur l’estime de soi, qui est essentiellement constituée du regard que nous portons sur nous même. Pour développer ou entretenir une bonne confiance en soi, il est donc primordial et capital d’être son meilleur ami, c’est-à-dire d’avoir un regard bienveillant sur soi-même. Ce regard bienveillant doit être réaliste, nourri de nos expériences passées et acceptant les limites de notre humanité.

Pierre COCHETEUX.

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