Le burn out, ou épuisement au travail, a longtemps été passé sous silence.

Contraint de licencier 300 employés sur 600 et de reconfigurer une entreprise, Arnaud Dupuis a connu un burn out il y a une dizaine d’années. Il s’était consumé à la tâche. « Un matin, on se lève épuisé, et puis un autre matin, on se lève épuisé, et puis le troisième matin, on ne se lève pas et on se retrouve dans son lit en train de pleurer », explique ce dernier.

Si Arnaud Dupuis en est arrivé là, c’est qu’il n’avait pas pris en compte les signes avant-coureurs de celui-ci. Les médecins lui ont prescrit une cure de sommeil. Arnaud Dupuis va dormir 22 heures sur 24 pendant six mois pour récupérer.

Nourris au mythe du patron surpuissant

Dix ans plus tard, le burn out reste tabou. Pourtant des chercheurs essaient de sensibiliser les patrons de PME. Élisabeth Guillaumond, chef d’entreprise, semble elle aussi flirter avec cet épuisement professionnel. Souvent les patrons de PME tirent sur la corde jusqu’à tomber, tant ils sont nourris au mythe du patron surpuissant. Dans le bâtiment, le risque de burn out est supérieur de moitié aux autres secteurs.