Personne n’aime voir ses choix ou ses actes remis en cause. Et la critique est d’autant plus violente qu’elle prend par surprise, à l’instar du reproche, que l’on peut voir venir. Nous y sommes tous sensibles, quelques soient la manière et l’auteur. C’est pourquoi la critique est si dure à accepter.

Mais elle est également un formidable feed-back de notre façon d’être, indispensable à notre remise en cause et à notre évolution. S’il faut garder en tête que la critique est subjective et soudaine, elle n’en est pas moins un outil formidable à une autoréflexion efficace. Voici quatre étapes de cet indispensable travail sur soi.

Contenir ses émotions pour mieux faire face

C’est un reflex : le corps perçoit la critique comme une agression. Et il est indispensable de contenir ses émotions au travail. Il est donc nécessaire, pour éviter tout aveu de faiblesse ou, pire, de mal réagir à une critique de :

  • Respirer par le ventre, se redresser et regarder l’interlocuteur dans les yeux. En effet, comme pour toute situation de stress, il est très important de se concentrer sur sa respiration pour éviter à son corps et à sa tête de « subir » cette attaque. En adoptant une posture sereine, et en prenant de longues inspirations, vous aurez un comportement calme et serein.
  • Grâce à ce comportement adéquat, vous pourrez écouter votre interlocuteur et comprendre les enjeux qui se cachent derrière cette critique.
  • Interrompre sèchement une critique qui s’avère blessante personnellement, comme lorsque le langage n’est plus approprié, ou lorsqu’elle est faite en public et qu’elle n’a d’autre but que de vous humilier.

2. Demander des justifications précises

Chaque critique a une valeur informative différente. Et c’est cette valeur informative qui va conditionner la valeur réelle de la critique. En demandant des justifications précises : Où ? Quand ? Comment ? Qui ? Vous pourrez faire le tri entre une critique basée sur du ressenti, une généralisation d’un comportement qui se serait produit à titre exceptionnel ou une vraie critique fondée qui fera l’objet d’une remise en cause de votre part.

Dans un second temps, il est également très important de savoir si la critique est issue d’une seule personne ou si elle émane d’un groupe. Dans ce dernier cas, il conviendra de discuter avec chacune des parties prenantes afin d’en tirer tous les tenants et les aboutissants.

3. Rester objectif et prendre du recul

Comme dans toutes les situations houleuses, il est préférable de ne pas répondre à chaud afin d’être plus lucide. Proposez donc un entretien plus tard afin de mieux cerner les enjeux et de vous permettre un temps de réflexion opportun. Profitez-en pour mettre sur papier ce qui vous a été reproché par exemple.

Vous pouvez demander également à un collègue son avis mais attention, il vous faudra le faire avec une personne objective, pas forcément la plus proche de vous. Cela vous permettra de savoir où vous situer dans le conflit. En effet, vous avez peut-être pu mal interpréter ou sur-interpréter la critique qu’on vous a faite. Attention également à ne pas en parler à trop de monde pour éviter de transformer une simple critique en un problème interne.

4. Se remettre en question et chercher un rapport gagnant-gagnant

Comme nous l’avions souligné au début, une critique, quelle qu’elle soit, recèle toujours une part de vérité. Si elle est basée sur un ressenti et n’est pas justifiée, c’est que le problème se trouve ailleurs. A vous alors, d’engager une discussion constructive pour savoir ce qui ne va pas.

Si, en revanche, la critique émane d’une erreur de votre part tout à fait justifiée, sachez reconnaître vos torts. En effet, il est rare qu’une erreur soit faite exprès au travail. Il vous faut créer un dialogue gagnant-gagnant afin de progresser.

Le point de vue des autres peut être un point de progression capital dans le monde professionnel.

Laissez dans les commentaires ci-dessous vos difficultés dans la gestion des critiques que vous recevez :