Pourquoi des recommandations de la haute autorité de santé à propos du Burn out ?

La haute autorité de santé (HAS) a sorti fin mars 2017, deux documents concernant la prise en charge clinique du burn out :

Ces documents ont pour objectifs de proposer une définition du burn out afin d’en améliorer le repérage et la prise en charge par les médecins généralistes. Ils se veulent également un outil pour accompagner les patients lors de leur retour au travail.

Qu’est-ce que la Haute Autorité de Santé (HAS) ?

La Haute autorité de Santé se veut être un autorité publique indépendantes dont l’objectif est de contribuer à une régulation du système de santé par le biais de la qualité.

Dans ce but, la HAS exerce des missions d’évaluations des produits de santés, des pratiques professionnelles, de l’organisation des soins et de la santé publique française.

L’ensemble de son champ d’action est défini par le code de la sécurité sociale aux articles 161-37.

Quelles recommandations pour le burn out ?

Pas de grande nouveauté au niveau de la définition proposée : « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ».

La HAS, définit comme je le fais moi-même le burn out comme un processus en trois phases : l’épuisement émotionnel, le cynisme vis-à-vis du travail ou dépersonnalisation (déshumanisation, indifférence), la diminution de l’accomplissement personnel au travail ou réduction de l’efficacité professionnelle.

Elle définit 5 axes de symptômes :

  • Émotionnelles : anxiété, tensions musculaires diffuses, tristesse de l’humeur ou manque d’entrain, irritabilité, hypersensibilité, 
absence d’émotion ; 

  • Cognitives : troubles de la mémoire, de l’attention, de la concentration, des fonctions exécutives ; 

  • Comportementales ou interpersonnelles : repli sur soi, isolement social, comportement agressif, parfois violent, diminution 
de l’empathie, ressentiment et hostilité à l’égard des collaborateurs ; comportements addictifs ; 

  • Motivationnelles ou liées à l’attitude : désengagement progressif, baisse de motivation et du moral, effritement des valeurs 
associées au travail ; doutes sur ses propres compétences (remise en cause professionnelle, dévalorisation) ; 

  • Non spécifiques : asthénie, troubles du sommeil, troubles musculosquelettiques (type lombalgies, cervicalgies 
), crampes, céphalées, vertiges, anorexie, troubles gastro-intestinaux. 


Et propose comme je le fais depuis toujours un bilan somatique associé à un diagnostic clinique via un questionnaire. Personnellement j’utilise le questionnaire Bilan Santé Stress professionnel récompensé au salon Préventica de Nantes en 2014.

Elle recommande une prise en charge fondée sur des interventions psychothérapeutiques comme je le propose dans mon programme « Phénix©, du burn out à l’épanouissement professionnel » qui est un accompagnement thérapeutique sur-mesure spécialement conçu pour les personnes en situation de burn out, de bore out ou de harcèlement professionnel ou sexuel.

Elle recommande également la préparation du retour à l’emploi.