Éric BERNE

Unknown 1Jean Fourton publie en septembre 2012 un livre intitulé : « Freud Franc-maçon » chez Lucien Soumy.

Jean Fourton est artiste-plasticien, mais aussi psychanalyste clinicien depuis 1973 et membre de recolle Freudienne de Paris, fondée par Lacan dont il fut l’analysant et l’élève.

Il est à l’origine de la bibliothèque Freudienne de Limoges, créée en 1984.

Auteur de nombreux ouvrages dont : « L’amour de la psychanalyse » chez Lucien Souny en 1984 et « Surface à émouvoir » chez Clef en 2000.

Si la plupart des biographes de Freud ont préféré ignorer, et même parfois le taire, Fourton l’affirme : Freud était franc-maçon.

Mais quelle est l’importance ou l’impact de cette appartenance dans la théorie du père de la psychanalyse ?

Jean Fourton répond à mes questions :

Pierre C : Quel rôle la Franc maçonnerie a-t-elle joué dans l’oeuvre Freudienne, selon vous ?

Jean Fourton : Il serait audacieux d’affirmer que la franc-maçonnerie du B’nai B’rith ait joué un rôle dans l’œuvre Freudienne. On peut supposer que l’appartenance de Freud à cette institution s’inscrivait dans sa tradition culturelle juive. Sa loge fut lors de son début de psychanalyse personnelle dont vous connaissez les effets de décompensation parfois gravissimes, un soutien fraternel solide. Or on ne peut pas dissocier le nom de Freud de l’invention de la psychanalyse. Ce que celui-ci a  traversé d’expériences riches ou non dans sa loge, a eu nécessairement une influence sur son travail de découvreur et de pionnier.

Pierre C : Peux t’on selon vous penser que la psychanalyse doit quelque chose à la méthode maçonnique ?

Jean Fourton : Il est évident que la psychanalyse doit tout à Freud en son temps, et à Lacan aujourd’hui. Lisez mon livre pour bien vous aider à clarifier le chemin parcouru de l’un à l’autre. En tant que chercheurs, nous devons tous quelque chose à quelqu’un qui nous a précédé. Par exemple, Freud devait à Ludwig Börne l’invention de la libre association des idées, même si celle-ci est antérieure à l’ère de la psychanalyse. Lacan devait à Freud son travail sur la matérialité linguistique du discours, ne serait-ce qu’à travers son ouvrage sur le mot d’esprit… « tout mot est un mot d’esprit, puisqu’il ne vient pas d’ailleurs. » Je ne crois pas que la méthode de travail maçonnique, en tant que méthode ait apporté quelque chose à Freud, tellement les deux univers, celui de la psychanalyse et celui de la loge sont deux planètes différentes. Par contre tout groupe peut être considéré comme une certaine « personnification » de l’inconscient, puisqu’il fonctionne comme un corps…C’est ma modeste hypothèse.

Plus d’infos sur : http://www.freudfrancmacon.com

Pierre COCHETEUX, PTSTA champs clinique.

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